Les tensions commerciales initiées par Trump redessinent le paysage économique mondial
Tous aux abris : la guerre commerciale est déclarée !
Les tarifs douaniers imposés par Donald Trump marquent un tournant économique majeur et provoquent un séisme financier mondial.
Le 2 avril, qualifié par le Président américain de « jour de la libération » et de « premier jour de l’indépendance économique des États-Unis », une salve de nouveaux droits de douane dits « réciproques » a été annoncée. Ces mesures s’ajoutent aux taxes sectorielles déjà mises en place, notamment les 25 % sur l’automobile, l’acier et l’aluminium.
Ces droits de douane, censés mettre fin à « des décennies de pillage économique » des États-Unis, ont sidéré les observateurs par leur ampleur et leur champ d’application :
- Un tarif de base de 10 % minimum appliqué à tous les pays.
- Des taxes supplémentaires plus élevées pour les principaux partenaires commerciaux avec lesquels les États-Unis enregistrent un déficit :
- 20 % pour l’Union européenne,
- 25 % pour le Japon, la Corée et l’Inde,
- 34 % pour la Chine, en plus des 20 % déjà existants.
Au total, ces mesures concernent 2 500 milliards de dollars de biens, avec un taux moyen supérieur à 25 %.
Des tarifs durables ou simple levier de négociation ?
Beaucoup d’observateurs estiment que ces taxes élevées servent uniquement de levier dans d’éventuelles futures négociations commerciales et seront donc temporaires.
Nous pensons qu’elles sont là pour durer. En réalité, elles s’intègrent dans la nouvelle politique fiscale américaine, qui vise à faire financer par l’extérieur les dépenses budgétaires. Ces taxes douanières se rapprochent d’une TVA sur les produits importés, un dispositif qui n’existe pas aux États-Unis. Elles favorisent donc la production locale et confèrent un avantage compétitif aux entreprises américaines.
Jour de libération pour Trump, jour de désolation pour les marchés
L’onde de choc provoquée par ces annonces a été dévastatrice pour les marchés financiers :
- Les marchés boursiers européens ont chuté de 8 % en deux jours, effaçant presque tous les gains de l’année.
- Aux États-Unis, le S&P 500 a perdu 9 %, tandis que le Nasdaq reculait de 11 % (depuis le 2 avril).
- Le pétrole a chuté de 15 %, en raison des craintes sur la croissance mondiale.
- À l’inverse, les obligations, considérées comme des valeurs refuges, ont progressé significativement.
Les investisseurs redoutent un double impact récessif et inflationniste, comparable aux chocs pétroliers des années 1970. D’autant que la Chine a déjà répliqué en imposant les mêmes taxes de 34 % sur les exportations américaines.
Les tensions commerciales atteignent ainsi leur paroxysme, et les marchés réagissent dans un climat de panique.
Les fonds de Dôm Finance adoptent une stratégie défensive gagnante !
Anticipant ces turbulences, nous avons opté depuis plusieurs semaines pour une stratégie défensive, limitant fortement l’exposition aux actions dans nos fonds diversifiés. Ce positionnement prudent permet aujourd’hui de préserver le capital investi face à la volatilité accrue des marchés.
Mais Dôm Finance reste opportuniste conformément à sa stratégie d’investissement. Le fonds Dôm Reflex, qui n’avait en début de semaine aucune position en action, a commencé à s’exposer au marché de manière graduelle et maîtrisée.
Dans ce contexte incertain, nos fonds démontrent leur résilience et confirment la pertinence de notre approche d’investissement. Notre équipe de gestion est plus que mobilisée pour ajuster les allocations et protéger au mieux les intérêts de nos investisseurs.
Dôm Finance reste mobilisé pour naviguer à travers ces perturbations et accompagner ses investisseurs dans un monde totalement incertain.